Warda.17 balais.Fiancée.Algérienne.Terminale L. No more 2 say.
LA TETE SUR LES EPAULES & LES PiEDS SUR LE TER-TER.
C'est pas la chance c'est le bon Dieu qui tire au sort, désabusée depuis que j'ai cramé que les souris dansent quand le chat dort. Ne compter que sur soi, savoir se démerder moi j'apprendrais à ma fille que les derniers sont les derniers. Le coeur à terre depuis le départ d'un être cher, les larmes qui coulent chaque fois que sa voix me vient en tête. Contrôlée positive à la peine, contaminée par le virus de l'amour, la maladie de la haine demeure en moi comme la nostalgie des beaux jours. J'avais touché le fond je l'avoue, trop sensible à la critique j'en ai perdu la raison. Au fin fond de l'océan de la douleur, j'ai trouvé la bouée de secours, celle qui m'a permis de nager jusqu'à la rive, celle qui m'a permis de rester forte quoiqu'il arrive. Alors oui le temps m'a changé, j'ai balayé la souffrance, giflé mes illusions, grandi dans la réalité & servi de mon passé pour tout relativiser. J'étais cachée dans mon taudis comme dans une bergerie, l'expérience m'a appris que Superman est une supercherie. Je n'ai pas oublié tout ce qu'on m'a dit, le bien comme le mal tout ça m'a servi. Désolée d'en avoir déçu, d'avoir préféré la passion à la raison, d'avoir fait des choix qui n'ont pas plu. Abîmée par les crasses, les trahisons crapuleuses, j'ai capté que faire confiance devient miraculeux. Ma vie je l'avoue n'est plus vraiment la même, au summum de mon bonheur j'ai découvert les joies quotidiennes. Parce que j'ai été entourée de personnes exceptionnelles, que le coeur a besoin de deux moitiés pour battre, j'ai fait la promesse de ne plus jamais me laisser abattre. On m'en a fait des promesses, on m'a dit que j'connaitrais des jours plus tendres, à ceux qui m'ont dit ça je réponds QUE LE BON DiEU VOUS ENTENDE. Je sonne au détecteur de l'allégresse, rougi aux compliments de celui que j'aime, & souris quand j'me souviens d'ma rencontre avec Jess. Les temps ont changé, vous l'avez compris, je n'ai menti à personne, j'ai simplement grandi.
G.